Présentation de Saint-Joseph
Saint-Joseph est une vaste commune du Sud qui descend des Hauts jusqu’à l’océan, traversée par des rivières profondes qui ont creusé certaines des vallées les plus impressionnantes de l’île. C’est la commune natale de Dorine, et l’une des plus variées de La Réunion : on y trouve des cascades, des plages, des bassins et de la haute montagne.
Elle marque aussi le début du Sud sauvage, cette portion de côte où le tourisme reste discret et où l’océan ne se laisse pas approcher facilement.
La vallée de Langevin
La vallée de Langevin remonte une rivière ponctuée de bassins et de cascades, dont la cascade de Grand Galet, l’une des plus photographiées de l’île : une large chute qui tombe en rideau dans un bassin entouré de végétation.
La route qui longe la rivière est étroite et sinueuse, avec des passages où deux véhicules se croisent difficilement. Elle dessert plusieurs points d’arrêt et aires de pique-nique très fréquentées le week-end. Roulez lentement et garez-vous uniquement sur les emplacements prévus.
Les baignades y sont possibles selon les endroits et les niveaux d’eau, mais la vigilance est absolue : les crues sont soudaines.
Grande Anse et Manapany
Grande Anse est une plage de sable clair encadrée de falaises et bordée de cocotiers, l’une des plus belles du Sud. La mer y est en revanche dangereuse : forte houle, rouleaux, courants. La baignade se pratique exclusivement dans le bassin aménagé, surveillé aux heures d’ouverture.
Manapany-les-Bains propose également un bassin protégé, plus petit et plus intime, très apprécié des familles. Le site conserve une ambiance de village balnéaire créole.
Dans les deux cas, la règle est la même et elle n’est pas négociable : on ne nage pas hors du bassin.
La Rivière des Remparts
Vers l’intérieur, la Rivière des Remparts ouvre l’une des vallées les plus spectaculaires de La Réunion, encaissée entre des parois de plusieurs centaines de mètres. Une piste, praticable en quatre-quatre ou à pied, la remonte sur des kilomètres jusqu’au hameau de Roche Plate.
C’est aussi l’un des itinéraires historiques de montée vers le volcan, emprunté avant l’ouverture de la route de la Plaine des Cafres.
Quand y aller
L’été austral, de décembre à mars, offre une eau plus chaude pour les bassins de Langevin et la baignade à Grande Anse. C’est aussi la période des pluies et des risques de crue : la vigilance en rivière y est maximale.
L’hiver austral, de mai à octobre, est plus sûr et plus confortable pour la randonnée, notamment dans la Rivière des Remparts. L’eau des bassins est fraîche mais le ciel plus fiable.
La houle australe, de juin à septembre, rend la mer particulièrement dangereuse sur toute cette côte. Elle renforce l’importance de la règle locale : on ne se baigne que dans les bassins aménagés et surveillés.
Évitez les week-ends et jours fériés pour Langevin et Grande Anse, saturés dès le milieu de matinée. En semaine, l’expérience n’a rien à voir.
Bon à savoir
La commune est étendue : Langevin, Grande Anse et les Hauts demandent chacun leur demi-journée. Ne cherchez pas à tout enchaîner.
Vérifiez la météo des Hauts avant de descendre dans une rivière, quelle que soit la couleur du ciel au-dessus de vous.
Les week-ends et jours fériés, les sites de Langevin et Grande Anse sont saturés dès le milieu de matinée. En semaine, tout change.