Présentation de Petite-Île
Petite-Île doit son nom à l’îlot rocheux qui se dresse au large de sa côte, seul îlot de La Réunion. C’est une commune rurale et discrète, nettement moins fréquentée que ses voisines, où l’agriculture occupe encore une place déterminante.
Elle s’étage du littoral jusqu’aux Hauts, sur des pentes régulières occupées par la canne, le maraîchage et l’élevage. C’est l’une des rares communes où l’on peut encore traverser des paysages agricoles sans croiser personne.
Un littoral à regarder
La côte est rocheuse et exposée. Il n’y a pas de plage aménagée sur la commune, et la baignade ne s’y pratique pas : la houle et les courants rendent l’océan dangereux sur toute cette portion du Sud.
Le littoral se découvre donc depuis la terre, par des points de vue qui donnent sur l’îlot et sur une mer généralement agitée. Le site est particulièrement beau en fin de journée, quand la lumière rase la falaise.
Grande Anse, à quelques minutes sur la commune voisine de Saint-Joseph, offre le seul lieu de baignade sécurisé du secteur.
Les Hauts et l’agriculture
C’est là que se joue l’intérêt réel de Petite-Île. Les petites routes qui montent depuis la nationale desservent des quartiers agricoles où l’on cultive fruits, légumes et plantes aromatiques, avec des vues dégagées sur tout le Sud.
On y croise des ventes directes en bord de route : ananas, mangues selon la saison, letchis en été austral, légumes péi. C’est nettement moins cher qu’en grande surface, et infiniment meilleur.
Le paysage change vite avec l’altitude : la canne cède la place aux cultures maraîchères, puis aux pâturages. En trois quarts d’heure de route, on parcourt tous les étages agricoles de l’île.
Une base tranquille
Petite-Île constitue une base intéressante pour rayonner dans le Sud : Saint-Pierre est à vingt minutes, Grande Anse et Manapany à dix, Langevin à une demi-heure. Les hébergements y sont généralement moins chers que sur le littoral touristique, et le calme y est réel.
C’est une commune pour ceux qui veulent voir vivre l’île plutôt que la visiter.
Quand y aller
La commune se visite toute l’année, son intérêt reposant sur les paysages agricoles plutôt que sur la baignade. L’hiver austral, de mai à octobre, offre des températures plus douces pour parcourir les routes des Hauts et une meilleure visibilité sur la côte.
Le calendrier des fruits vaut d’être connu : les letchis arrivent en novembre-décembre, les mangues pendant l’été austral, les ananas Victoria se trouvent une bonne partie de l’année. Les ventes directes en bord de route suivent ces saisons.
De décembre à mars, la chaleur et l’humidité sont plus fortes, et la saison cyclonique impose de la vigilance. Les hauteurs restent alors nettement plus agréables que le littoral.
Les ventes de bord de route fonctionnent surtout le matin et en fin de journée. Prévoyez de la monnaie.
Bon à savoir
Ne comptez pas vous baigner sur la commune : il faut rejoindre un bassin aménagé à Saint-Joseph.
Quittez la nationale. Tout ce qui vaut le détour se trouve sur les routes des Hauts, que la plupart des visiteurs ne prennent jamais.
Les ventes directes en bord de route fonctionnent souvent le matin et en fin de journée, selon les récoltes. Prévoyez de la monnaie.