Volcan et Hauts

La Plaine-des-Palmistes

L'air frais des Hauts

À mille mètres d'altitude, entre les deux massifs volcaniques, une commune où l'on met un pull et où la brume fait partie du décor.

Présentation de La Plaine-des-Palmistes

La Plaine-des-Palmistes s’étend sur le plateau qui sépare le Piton des Neiges du Piton de la Fournaise, autour de mille mètres d’altitude. Le climat y est franchement différent du littoral : frais, humide, souvent brumeux dès le début de l’après-midi. On y vient pour respirer, et pour changer d’île sans changer d’île.

La commune est traversée par la route qui relie l’Est au Sud en passant par les Hauts, l’un des plus beaux itinéraires routiers de La Réunion.

Un climat qui surprend

C’est le premier choc pour qui arrive du bord de mer : la température peut descendre sous les dix degrés en hiver austral, et les cheminées fonctionnent réellement. Les Réunionnais du littoral montent ici le week-end précisément pour cela — pour avoir froid, faire un feu, et manger chaud.

La brume s’installe généralement en début d’après-midi et ne se lève plus. Toute visite se planifie donc le matin, sans exception. Un paysage magnifique à neuf heures peut être totalement invisible à quatorze heures.

Le bourg et le Domaine des Tourelles

Le Domaine des Tourelles, ancienne demeure reconvertie en espace d’artisanat et d’exposition, sert de point de repère et de halte au centre du bourg. On y trouve des productions locales et un aperçu de l’histoire de la commune, peuplée tardivement par rapport au littoral.

L’habitat de la Plaine est reconnaissable : cases basses, toitures pentues, jardins de fleurs qui poussent ici comme nulle part ailleurs sur l’île grâce à la fraîcheur et à l’humidité. Hortensias et arums bordent les routes.

La porte de Bébour-Bélouve

La commune est l’un des accès principaux à la forêt de Bébour-Bélouve, l’un des plus beaux massifs forestiers de l’océan Indien. Les tamarins des Hauts, arbres endémiques aux formes tourmentées, y sont couverts de mousses et de lichens dans une ambiance de brume permanente.

Plusieurs sentiers en partent, du plus court au plus engagé. Le plus célèbre mène au belvédère du Trou de Fer, gouffre où plusieurs cascades tombent de plusieurs centaines de mètres — un site que beaucoup considèrent comme le plus spectaculaire de l’île.

La route forestière qui y mène est étroite et peut être fermée après de fortes pluies. Renseignez-vous avant de partir.

Quand y aller

L’hiver austral, de mai à octobre, est nettement plus favorable : moins de pluie, des matinées souvent dégagées et une meilleure visibilité en forêt. Il fait froid — parfois moins de dix degrés la nuit — mais c’est précisément ce que beaucoup viennent chercher.

L’été austral, de décembre à mars, apporte des précipitations importantes et une brume quasi permanente l’après-midi. C’est aussi la période où les Réunionnais du littoral montent le plus, pour fuir la chaleur du bas.

À toute saison, la règle est absolue : ce qui n’est pas fait avant midi ne se fera pas. La brume s’installe généralement en début d’après-midi et ne se lève plus.

Vérifiez l’état des routes forestières avant de partir vers Bébour-Bélouve : elles ferment après de fortes pluies.

Bon à savoir

Emportez systématiquement une veste chaude et imperméable, même si vous partez du littoral en tee-shirt. C’est l’erreur la plus fréquente des visiteurs.

Partez tôt. Sur la Plaine, la règle est simple : ce qui n’est pas fait avant midi ne se fera pas.

La commune constitue une étape logique entre l’Est et le Sud, et une base intéressante pour ceux qui veulent randonner en forêt plutôt que se baigner.

Le regard croisé

Deux regards, une même île.

Le regard d’une Créole

par Dorine

Quand il fait trente degrés sur la côte, on monte à la Plaine. C'est un réflexe réunionnais : on va chercher le froid. Le brouillard qui arrive d'un coup, le feu de cheminée en plein océan Indien, ça surprend toujours ceux qui viennent de loin.
  • Son endroit préféré La forêt de Bébour au petit matin
  • Son souvenir Le froid, en plein pays tropical
  • Sa saison L'été austral, pour fuir la chaleur du bas
  • Son conseil Toujours avoir une petite laine dans la voiture

Le regard d’un Zoreil

par Amandin

J'ai pris ma première claque climatique ici. Parti du lagon en tee-shirt, arrivé à la Plaine dans le brouillard à douze degrés. C'est le jour où j'ai compris que La Réunion n'est pas une île tropicale mais plusieurs îles superposées.
  • Son spot photo Les tamarins de Bébour dans la brume
  • Son moment Le matin, avant que la brume ne monte
  • Sa surprise L'écart de température avec la côte
  • Son conseil Y aller le matin, jamais en fin de journée

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Distances à vol d’oiseau depuis le centre de la commune. Comptez davantage par la route : à La Réunion, le relief triple souvent le trajet.