Présentation de Saint-Paul
Saint-Paul est le lieu du premier peuplement de La Réunion, en 1663, et l’une des plus vastes communes de l’île. Elle s’étend de la baie de Saint-Paul jusqu’aux remparts de Mafate, en passant par les plages de Saint-Gilles et le belvédère du Maïdo.
Cette étendue en fait une commune aux visages multiples : station balnéaire, ville historique, terroir agricole et haute montagne cohabitent sur un même territoire.
Le marché forain
Le marché de Saint-Paul, installé en bord de mer, est le plus grand marché forain de l’île. Fruits et légumes péi, épices, vanille, curcuma, artisanat, vannerie, cuisine à emporter : on y trouve l’essentiel de ce que produit et cuisine La Réunion.
Il se tient en fin de semaine et attire autant les habitants que les visiteurs. Arrivez tôt pour le stationnement et pour la fraîcheur, et prévoyez de la monnaie.
Le cimetière marin et l’histoire
Le cimetière marin, à quelques centaines de mètres du marché, abrite la tombe du pirate Olivier Levasseur dit La Buse, pendu à Saint-Paul en 1730. Le lieu alimente encore les légendes de trésor caché et attire les curieux.
La commune conserve d’autres traces de son ancienneté : la grotte des Premiers Français, où débarquèrent les premiers occupants, et un centre ancien qui mérite une promenade.
Les plages de Saint-Gilles
Boucan Canot, Roches Noires et l’Ermitage concentrent l’essentiel de l’activité balnéaire de l’île. Les zones de baignade sont sécurisées et surveillées, et il est impératif de s’y tenir : en dehors, la baignade est interdite sur la majeure partie du littoral réunionnais.
L’Ermitage offre le plus grand lagon de l’île, idéal pour le snorkeling et les familles. Saint-Gilles-les-Bains constitue le pôle touristique le plus développé, avec port de plaisance, restaurants et vie nocturne.
Le Maïdo et Mafate
À plus de deux mille deux cents mètres, le belvédère du Maïdo offre le point de vue le plus spectaculaire sur le cirque de Mafate, seul territoire habité de France sans aucune route.
Il faut y être avant le lever du soleil : la mer de nuages envahit généralement le panorama entre neuf et onze heures, et il ne reste alors plus rien à voir. Comptez une heure trente de route depuis le littoral, de nuit, et prévoyez des vêtements chauds — il peut faire proche de zéro degré.
Quand y aller
La côte ouest est la plus sèche de l’île et se visite toute l’année. L’hiver austral, de mai à octobre, offre les températures les plus agréables et la meilleure visibilité pour le Maïdo — c’est la période à privilégier si le cirque de Mafate est votre priorité.
De décembre à mars, la chaleur est forte et la brume envahit les Hauts plus tôt dans la matinée. Les plages sont bondées pendant les vacances scolaires australes et les fêtes de fin d’année.
Pour le Maïdo, la règle horaire l’emporte sur la saison : départ de nuit, arrivée avant le lever du soleil. Après neuf ou dix heures, la mer de nuages a généralement tout recouvert, quelle que soit la période.
Les baleines à bosse passent au large de juin à octobre, et le marché forain se tient en fin de semaine toute l’année.
Bon à savoir
Respectez strictement les zones de baignade surveillées. C’est la règle la plus importante de tout séjour sur la côte ouest.
Le Maïdo se mérite : départ de nuit, sans exception, et vérification de la météo des Hauts la veille.
La commune est immense. Ne prévoyez pas le marché, les plages et le Maïdo le même jour.